L’AUTEUR CHANTAL FLURY.

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UN TUEUR SI PROCHE, d’Ann Rule.

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 » UN TUEUR SI PROCHE « , traduit de l’anglais (Etats-Unis) par Xavier Pierret, Edition Michel Lafon, 2002 pour la traduction française et Poche 2019, pour la présente édition.

livre_0201Ann Rule est née le 22 Octobre 1931 à Lowell, dans le Michigan et est morte le 26 juillet 2015 à Burien, dans l’état de Washington à la suite d’une insuffisance cardiaque.

C’est donc une romancière américaine. Elle a obtenu un diplôme de l’université de Washington en psychologie et en criminologie. Elle possède également un doctorat en Sciences Humaines de l’université de Portland en Orégon.

Ancienne Inspectrice de police, elle se lance dans le journalisme d’investigation à partir de 1969. Elle se spécialise dans les affaires criminelles et collabore à des magazines destinés au Grand Public. Elle écrit alors sous le pseudonyme de Andy Stack pour sa sécurité et celle de sa famille.

A la fin des années 1970, elle travaille en tant que bénévole au Crisic Clinic Hotline de Seatle. une ligne téléphonique est ouverte 24 sur 24 pour les personnes qui pensent au suicide. Elle fait partie d’une équipe de nuit et c’est là qu’elle va avoir comme collègue un beau et charmant jeune homme TED BUNDY, né Théodore Robert Cowel à Burlington,  l’un des plus célèbres tueurs en série des Etats-Unis.

La mère de Ted Bundy est Eléanor Louise Cowell prénommée Louise. Ted vit jusque l’âge de 3 ans à Philadelphie chez ses grands parents maternels, Samuel et Eléanor Cowell.  Sa grand-mère se fait passer pour sa mère et sa mère pour sa soeur car à cette époque une fille mère est rejetée. Sa mère déménage et l’emmène avec elle. Il apprend qu’elle est sa véritable mère à la suite de recherches qu’il effectue sur son état civil, à cause d’un doute et il a de la rancoeur. En 1961, sa mère rencontre Johnny Culpepper Bundy, cuisinier d ‘hôpital et se marie. Ils ont ensemble 4 autres enfants.

Pendant dix huit ans, Ann Rule va côtoyer TED BUNDY, physiquement à l’association, citée ci-dessus, puis lui téléphoner et lui écrire lorsqu’il sera incarcéré et réciproquement. Le jour où la police lui a annoncé que son ami est arrêté et soupçonné de meurtre, elle a eu un grand choc. Elle a du mal à accepter que cet homme qui avait une grande sollicitude pour elle, ait commis ces abominables crimes sur de jolies jeunes femmes ou jeunes filles choisies, aux longs cheveux souvent sombres avec une raie au milieu. Lorsqu’elle voit les photos de ces jeunes filles agressées ou tuées au tribunal où elle assiste au procès de Ted, Ann Rule part pour vomir, tellement ces photos reflètent des meurtres accomplis de façon abominable avec une grande violence.

Elle décrit dans ce livre le contenu de ses appels et de ses correspondances, l’aplomb de Ted à clamer qu’il est innocent et à continuer son attraction sur les jeunes femmes qui le côtoient. Les moments également d’abattement lorsqu’il est condamné par les juges. Ted veut se défendre seul.  Néanmoins il est aidé dans ses recherches en droit par des avocats commis d’office, qu’il ne cesse de critiquer.

Ted réussit deux évasions spectaculaires. A la suite de sa dernière évasion, il est capturé en Floride en 1978 et subit un contrôle draconien en prison.

Ann Rule le montre comme un sociopathe. Elle lui donne dans un courrier qu’elle lui adresse,( page 498), les 12 traits caractéristiques d’un tueur en série et aimerait connaitre ce que Ted a à dire sur ce sujet. Mais ce dernier veut être considéré comme un être normal et non comme un être pervers. Il lui répond qu’elle ne dispose pas de base de données, suffisante sur la question ( page 502).  Et il la dirige alors vers la lecture d’ouvrages de bons auteurs, précis dans ce domaine.

Dans le couloir de la mort, Ted  finit par avouer qu’il a commis trente homicides dans sept Etats différents entre les années 1974 et 1978. Mais le nombre de meurtres pourraient être beaucoup plus élevé. Il indique le nom de ses victimes et où il a laissé les corps. Il dit qu’il feignait, pour attraper ses victimes, une blessure ou un handicap ou qu’il se faisait passer pour une autorité.

Ted Bundy meurt le 24 Janvier 1989 à Starke en Floride sur la chaise électrique.

Ann Rule publie son premier livre d’auteuse sur Ted et le signe de son vrai nom.

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Ted Bundy, l’un des plus grands tueurs en série.des Etats-Unis

Ecrit et publié par Chantal Flury le 10 Février 2020.background-2008_039_thumb


DERNIER ETE POUR LISA de Valentin Musso

DERNIER ETE POUR LISA ( Edition du Seuil, 2018). Il dédicace ce livre : « A mon Frère Guillaume ».

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Valentin Musso est le frère de Guillaume Musso, également écrivain.

Il est né à Antibes le 19 Aout 1977. Il est agrégé de lettres. Il enseigne la littérature et les langues anciennes dans les Alpes Maritime. Il vit à Nice. Quand il n’est pas en classe et qu’il ne prépare pas ses classes, il écrit , son autre passion.Il est l’auteur de plusieurs romans.

Résumé :livre_0201

Nick Altman vit dans une famille bourgeoise avec un père médecin à Black Oak, une petite bourgade du Wisconsin.Il a un frère Adam, plus jeune que lui. Sa meilleure amie est Lisa Nielsen. Il présente cette dernière à Ethan Walker, à la demande de ce dernier et deviennent ainsi un trio inséparable. Puis Ethan devient le petit ami de Lisa. A la fin d’un été, juste avant sa rentrée à l’ Université, Lisa est sauvagement assassinée sur une plage près d’un lac, à la suite d’une soirée de fin d’année, organisée chez elle, en 2004 . Ses parents sont absents. Elle a dix sept ans.

Ethan est soupçonné, arrêté et condamné à perpétuité pour ce meurtre, après une enquête bâclée.

La vie continue, Nick devient un écrivain célèbre et vit à New York. Nick retourne à Black Oak, auprès de sa mère, pour le décès de son père. Il apprend qu’Ethan a été libéré , à la surprise générale, douze ans après sa condamnation.

Il rencontre Brandeau un écrivain qui aide les condamnés à tort et qui veut que Nick l’aide à prouver qu’Ethan n’a pas tué Lisa. De là démarre une longue enquête. Tous deux doivent faire face à une population hostile qui le croit coupable. De plus, Lisa avait un frère Richard qui est aussi persuadé de l’assassinat de sa soeur par Ethan.

Nick réussit avec Brandeau à démontrer que des preuves ont été créées de toutes pièces par la police. La gourmette en or de Lisa a été mise après le meurtre sur place par un policier.

Des rebondissements lors des recherches montrent que plusieurs lycéens côtoyant Lisa pourraient être coupables de l’assassinat.

Avec surprise, ils apprennent que Lisa est née d’un adultère de sa mère Marion et du père de Nick. Elle est donc la demi soeur de Nick. Son père a légué à Nick un album qu’il a confectionné avec les photos de cette dernière à différents âges.

Nick abasourdi sait aussi maintenant que son jeune frère Adam a assisté au meurtre de Lisa et connait le coupable qui l’a menacé pour qu’il ne parle pas à la police.

Je vous laisse le soin de découvrir le coupable…

Ecrit et publié par Chantal Flury le 20 décembre 2019.background-2008_039_thumblivre_0201

 

 

 

 

 

 


LA ROSE DE BLIDA de YASMINA KHADRA.

220px-Yasmina_Khadra_20100328_Salon_du_livre_de_Paris_2   LA ROSE DE BLIDA collection dirigée par Bertrand Louët ( Hatier).livre_0201 dove3Yasmina Khadra est le pseudonyme de l’écrivain algérien Mohammed Moulessehoul, né le 10 janvier 1955 à Kenadsa, dans le Sahara Algérien.

Il suit des études dans un lycée militaire. Il entre dans l’armée Algérienne, en tant qu’officier. Il est responsable de la lutte contre l’AIS puis le GIA.

Dans  » La rose de Blida » Mohammed Moulessehoul mis dans l’école militaire  » des cadets » en Algérie tombe platoniquement amoureux d’une jeune femme inconnue d’environ 30 ans. Il l’aperçoit à sa sortie de prison où il a été enfermé pour insubordination. Frêle, l’air juvénile, elle le séduit dès son premier regard sans qu’il comprenne ce qui se passe.

  Le fils de cette femme , Fouad, arrive dans son école et il va jusqu’à Blida pour lui apporter une lettre que ce dernier a écrite à sa mère. Hélas à son arrivée le capitaine de l’école est là et il doit rebrousser chemin. Son fils pense alors qu’il lui a menti et se met à l’ignorer.

Fouad  à la rentrée des classe n’est plus là et Mohammed décide donc de retourner à Blida en auto- stop pour revoir cette femme. Mais la maison est vide. La voisine lui apprend que le père est revenu chercher sa femme et son enfant et qu’ils sont partis pour la France.

Quarante ans après, étant en France, il est absolument certain qu’il la reconnaîtra tout de suite en la croisant dans la rue. Son coeur est toujours sensible à son image alors qu’il ignore tout d’elle.

Ce livre est une autobiographie de l’auteur.

Extraits dove3:livre_0201 La première fois que je l’ai vue je sortais de la prison de l’école, ma couverture enroulée sous l’aisselle et mon oreiller sous l’autre bras ( p 12).

Elle devait avoir dans la trentaine mais en paraissait beaucoup moins avec ses traits juvéniles et sa silhouette frêle, et ce regard lointain qui semblait puiser son éclat au fin fond de l’horizon ( p 12).

Pendant deux mois je ne savais plus quelle porte prendre pour aller à l’air libre( p 12) (…)

Bordel ! paniqua le caporal ! C’est le capitaine. Retourne dans ta cellule jusqu’à ce que je vienne te chercher ( p 15).

Lorsqu’il revint me chercher, la Peugeot 403 avait disparu emportant avec elle la féérie de tout à l’heure ( p 15).

En réalité je me sentais mal dans ma peau depuis que j’avais entrevu cette dame au sortir de la prison scolaire ( p 17).

Cela faisait maintenant cinq ans que j’étais enfermé dans cet internat particulier – L’école des Cadets;une école militaire conçue pour recueillir les orphelins de la guerre d’indépendance et à laquelle mon père, officier, m’avait confié pour que j’apprenne le métier des armes et embrasse une longue carrière de commandeur et de héros de la nation. ( p 18- p 19).

Le week-end, quand il m’arrivait, contre toute attente, de bénéficier d’une permission de trente six heures, je passais une éternité à m’astiquer devant un miroir (…) ( p 20).

T’es pas bien du tout, Mo. J’aime pas ton regard ( p 23).

Il faut te ressaisir Mo, me suppliait 53 ( p 24 ).

Je sais mais j’y peux rien. Je veux savoir qui elle est , où elle habite… Je veux la revoir. Peut-être qu’après tout rentrera dans l’ordre( p 24).

Tu disais qu’elle avait la trentaine ( p 24).

53 continuait de me raisonner; je l’écoutais ( p 25).

Le jour où tu l’as vue, elle venait de confier son rejeton à notre école ( p 28).

Il m’avait fallu des jours et des nuits pour familiariser Fouad Sid Tami avec ma silhouette, et des semaines pour pouvoir l’approcher ( p 31).

On dit que l’école des Cadets a été conçue pour recueillir les orphelins de la guerre ( p 33). J’ai pas de parents, trancha- t -il ( Fouad). Tu as une maman ( Mo) ( p 33).

En regagnant le dortoir, je vis de la lumière au fond du bloc scolaire ( p 36). Une lettre… Je suis en train d’écrire une lettre pour ma mère ( p 36).

Je ne tiendrai pas jusqu’aux vacances, gémit-il. Il faut que ma mère sache que je ne suis pas bien dans cette foutue caserne ( p 37 ) (…)

Si tu veux je peux l’apporter en mains propres à ta mère (…) ( p 58 ).

Un paysan accepta de me transporter sur son tracteur jusqu’à la route bitumée ( p 39 )

. J’arrivai au numéro 13… Quel ne fut mon choc quand je reconnus la 403 noire du capitaine garée devant l’entrée ( p 41 ).

A la fin de la semaine, malgré la sanction qui pesait encore sur moi, je fis le mur et me rendis à Blida en auto-stop ( p 46 ).

Pourquoi personne ne me répond pas ? lui demandai-je en me remettant à tripoter le carillon du numéro 13 ( p 45 ).

C’est que la maison est vide. Le papa est ,revenu. Il a pris sa femme est son gosse et tous les trois sont partis en France ( p 46).

Bien sûr entre deux évocations, il m’arrive d’en rire aux larmes et pourtant, lorsque le rire s’essouffle les larmes voilent longtemps après mon regard ( p 47 ).

Souvent lorsque je parcours la France à la rencontre de mon lectorat, alors je découvre de nouveaux visages dans les salles qui m’accueillent, je me surprends à chercher celui de Hawa ( p 47 ).

L’espace d’une fraction de seconde, aussi absurde que cela puisse paraître, mon coeur frémit plus fort que d’habitude, et je m’entends me demander… et si c’était elle ? ( p 47 ).

 

Analyse et extraits publiés par Chantal Flury le 13 Novembre 2015.background-2008_039_thumb


Joyeux Noël.

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Bonne année 2013.

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JOYEUSES FÊTES.

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JOYEUX NOËL.

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LES HIRONDELLES DE KABOUL de YASMINA KHADRA.

Yasmina Khadra au Salon du livre de Paris en mars 2010.

Editions Julliard, Paris, 2002.

LES HIRONDELLES DE KABOUL. 

Atiq Shaukat, moudjahid, ramasse son turban et sa cravache (p123). Il est gardien de la geôle de Kaboul. Il veille sur les condamnées, par exemple sur une femme qui a commis un adultère qui doit être exécutée pour prostitution (p18). Il laisse rentrer deux miliciennes en tchadri qui viennent la chercher pour cette exécution publique. Elle va être lapidée.

La femme d’Atiq, Mussarat a un cancer, souffre et va bientôt mourir. Ils se disputent souvent.

 » Surprise par la violence de son époux et achevée par ses propos, Mussarat s’affaisse par terre, les mains autour de sa gorge meurtrie, les yeux exorbités d’incrédulité.  » (p123).

Mohsen, dans ce monde de l’intégrisme, a perdu ses repères et il ramasse lors de l’exécution trois pierres mis à la disposition du public sanguinaire. Il touche le front de la condamnée avec la dernière pierre et une tâche rouge apparaît. Il réalise d’un seul coup son geste et est tout retourné d’avoir ainsi participé à la mort d’une femme. Pendant ce temps, les talibans veillent.

 » Je ne sais ce qui m’a pris. C’est arrivé si vite. Comme si la foule m’avait ensorcelé. Je ne me rappelle pas comment j’ai ramassé les pierres. Je me souviens seulement que je n’ai pu m’en défaire, qu’une rage irrésistible s’est emparée de mon bras… Ce qui m’épouvante et m’afflige en même temps, c’est que je n’ai même pas essayé de résister. « (p3).

Enterrée jusqu’aux genoux pour se tenir droite, bâillonnée, sa mort n’a duré qu’une minute.

Les femmes ici sont couvertes et non vues pour ne pas déshonorer leurs époux. Elles sont considérées comme des êtres malsains et pervers que l’on doit surveiller et mettre à l’écart des autres hommes.

Moshe parle à sa femme Zunaira qui est très belle, de son intervention à l’exécution. Elle le rejette alors dégoûtée. Il lui demande de sortir avec lui. Elle enfile alors, ancienne avocate qui a connu la liberté à kaboul, son tchadri, à l’obscurité grillagée, à contre coeur. Dans la rue, elle est mise à l’écart, en plein soleil, par un sbire qui contraint Moshe à aller prier à la mosquée. Il a dû s’y soumettre. A son retour; affligée Zunaira se refuse totalement à lui.

 » (…) L’Occident a péri, il n’existe plus. Le modèle qu’il proposait aux nigauds a failli. C’est quoi ce modèle? C’est quoi au juste ce qu’il considère comme une émancipation, une modernité ? Les sociétés amorales qu’il a mises sur pied, où le profit prime, où les scrupules, la pitié, la charité compte pour des prunes, où des valeurs sont exclusivement financières, où les riches deviennent tyrans et les salariés des forçats, où l’entreprise se substitue à la famille pour isoler les individus afin de les domestiquer puis de les congédier sans autre forme de procès, où la femme se complaît dans son statut de vice, où les hommes se marient entre eux, où la chair se négocie au vu et au su de tous sans susciter la moindre réaction, où des générations entières sont parquées dans des existences rudimentaires faites d’exclusion et d’appauvrissement ? (…) « (p75)

Moshe essaye, en vain, de la faire venir dans sa couche. Alors cette dernière le pousse. Moshe glisse, tombe à la renverse, sa tête heurte une saillie dans la paroi et il se tue. (p103).

Arrêtée, Zunaira, plus belle que le ciel, est conduite à la geôle d’Atiq. Ce dernier, en la voyant sans voile, en tombe immédiatement amoureux. Il rentre chez lui et éprouve le besoin d’en parler à sa femme. Cette dernière se rend compte que son mari aime enfin…Se sachant condamnée par la maladie, elle lui propose de prendre sa place.

 » Tu es entrain de vivre les seuls moments dignes d’être vécus… En amour même les fauves deviennent divins… » (p131).

Zunaira que l’on croit être sa femme, attend dans le bureau d’Atiq. Quassim Abdul Jabbar arrive en 4 fois 4. Il est suivi d’un mini bus. Il pénètre dans la maison d’arrêt. Atiq a peur, a froid.  Deux miliciennes arrivent (p135).  La prisonnière est devant elles. Il dit à Quassim que son épouse est dans le bureau. L’échange entre les deux femmes a été fait. Quassim propose que sa femme se joigne à ses soeurs et ses femmes dans ce mini bus (p137).

D’autres exécutions ont lieu ce jour là. Un homme par exemple, ligoté à genoux, a la gorge tranchée (p139).  La prisonnière est emmenée au milieu de la pelouse pour l’exécution. un coup de fusil à l’arrière du crâne part (p139).

Lorsque Attiq revient à lui, Zunaira a disparu.

 » Atiq regarde autour de lui, il se rend compte qu’il n’y a plus personne sur la place. Hormis le ciel chargé de poussière et le portail du stade grand ouvert, c’est le silence; un silence misérable, profond comme un abîme. Atiq regarde autour de lui, incrédule, complètement désorienté; il est bel et bien seul.  » (p141).

Atiq devient fou. Il part dans la rue et croit reconnaître dans toutes les femmes qui passent Zunaira. Il va au cimetière et s’écroule devant la tombe de son épouse. Puis il court dans la rue et veut retirer à toutes les femmes leur tchadri pour reconnaître Zunaria. Une avalanche de cravaches, savates, cravaches pleuvent sur lui. Il s’effondre et s’écroule dans le noir (p148).

Quel espoir est-il permis à Kaboul ?

Ecrit et publié par Chantal Flury le 29 Novembre 2011.background-2008_039.jpg


CE QUE LE JOUR DOIT A LA NUIT de YASMINA KHADRA.

Editions Julliard, Paris. 2008.

Yasmina Khadra au Salon du livre de Paris en mars 2010.

SA VIE . 

 

Yasmina Khadra est le pseudonyme de l’écrivain algérien Mohammed Moulessehoul, né le 10 janvier 1955 à Kenadsa, dans le Sahara Algérien.

Il suit des études dans un lycée militaire. Il entre dans l’armée Algérienne, en tant qu’officier. Il est responsable de la lutte contre l’AIS puis le GIA.

CE QUE LE JOUR DOIT A LA NUIT.  

Dans l’Algérie des années 1930, Younes fuit avec ses parents et sa soeur, le village de ses ancêtres. Son père a hypothéqué ses biens et il a tout perdu à la suite de mauvaises récoltes… La dernière a même été brûlée par malveillance.

 » Notre chien nous suivait de loin, le profil bas. Il s’arretait de temps en temps au sommet d’un tertre, se mettait sur son postérieur pour voir s’il était capable de tenir le coup jusqu’à ce que nous ayons disparu, puis il bondissait sur la piste et se dépêchait de nous rattraper, le museau raclant le sol. Son allure ralentissait au fur et à mesure qu’il gagnait du terrain puis, de nouveau, il s’écarait de la piste et s’arrêtait, malheureux et désemparé. Il devinait que là où nous nous rendions, il n’avait pas de place.Mon père le lui avait signifié en lui jetant des pierres au sortir du patio.  » (p19)

Younes arrive à Oran chez son oncle. Ce dernier trouve un logement à sa famille à Jenane Jato, un quartier touché par la misère et sordide. Son père travaille dur pour remonter la pente et faire des économies. Mais il est abusé par un voyou et se fait dépouiller l’argent mis de côté.

Son père décide alors de le laisser à son oncle qui a demandé à son frère plusieurs fois de l’adopter. Jusque là il a toujours refusé. En effet, son oncle n’a pas d’enfants et c’est un rêve pour leur couple d’en élever un. Cet oncle est pharmacien à Oran. Il va donc élever Younes et lui permettre de faire des études. Adopté il change de nom et devient Jonas.

Jonas n’a plus de lien avec ses parents et sa soeur. Il vient juste en cachette pour les voir et leur propose de l’argent. Un jour, il aperçoit son père qui est jeté d’un café dans un caniveau. Il a bu. C’est la dernière fois que Jonas le verra.

Sa nouvelle famille quitte Oran pour Rio Salado (p207). Son oncle vend sa pharmacie à Oran et en achète une autre ici. Jonas y grandit, aime ce lieu. Il y rencontre des amis fidèles. Il s’y intègre à la communauté pied-noire. Il noue des amitiés indissolubles, françaises et juives. Il a son premier amour avec Madame Cazenave, une femme plus âgée.

Puis il rencontre Emilie, sa fille, que les jeunes gens se disputent. Emilie est une « princesse ». En arrivant un jour  à la pharmacie, sa mère lui indique que sa fille est amoureuse de lui. Mais elle  lui fait promettre que compte tenu de leur liaison, il n’aura jamais de lien amoureux, ni de mariage avec elle. Jonas le lui jure.

Tout autour, des Français régissent la ville, dans l’abondance et à côté des Algériens souffrent. Ils n’ont pas d’instruction et les Français les traitent comme des esclaves. Jonas leur porte parfois secours financièrement.

Emilie déclare à Jonas son amour qu’il rejette. Par dépit et effondrée, elle épouse Simon, son meilleur ami.

Mais l’Algérie coloniale vit sa dernière splendeur. Des violences, des déchirures et des trahisons se déchaînent. Les amitiés se disloquent et s’entrechoquent.

Jonas aide à soigner, dans le secret, un combattant de l’ombre qui est blessé avec les médicaments qu’il vend en pharmacie, au péril de sa vie et de celle de sa mère adoptive.

Il essaye de parler à Emilie dont le mari vient d’être tué et sa maison brûlée dans cette révolte.

 » Les fellagas. Ils ont égorgé Simon et mis le feu partout. Le temps d’arriver ils étaient partis (…)  » (p344).

Mais elle le rejette à son tour. Elle part alors vivre à Oran. Jonas va la retrouver mais elle lui tourne le dos.

Les Français doivent quitter l’Algérie. Emilie est partie maintenant à Marseille. Jonas la recherche encore. Il la trouve mais elle refuse son aide. Il retourne donc en Algérie…

 » Ce n’est la faute de personne Younes. Tu ne me dois rien. Le monde est ainsi fait, c’est tout. Et il ne me tente plus. » (p 408).

Jonas revient à Marseille. Emilie est morte. Elle lui a laissé un coffret, post mortem, lui demandant de lui pardonner ce qu’elle lui a dit. Elle n’a jamais oublié son amour d’enfance. Il sème le reste de la rose cueillie pour elle et glissée dans le livre d’Emilie, il y a soixante-dix ans sur sa tombe.

Emilie dans cette lettre lui avoue qu’après l’avoir vu, elle l’avait attendu plusieurs jours. Il se sent alors peiné mais serein de savoir qu’elle l’a toujours aimé.

Jonas se réconcilie alors avec tous ses amis vivants. Il les retrouve et les invite.  Puis il rentre à Rio Salado où il a fondé depuis une famille. Sa femme est depuis morte mais il doit marier son petit fils dans trois jours (p437)…

Ecrit et publié par Chantal Flury le 28 Novembre 2011.background-2008_039.jpg 

 

 

 

 

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