SAMARCANDE D’AMIN MAALOUF.

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SAMARCANDE ( Editions Jean-Claude Lattes-1988 ).

 

Samarcande c’est l’aventure d’un manuscrit né au XI ème siècle égaré et retrouvé des siècles plus tard. Il parle d’Omar Khayyam, l’un des plus grands écrivains et savant persan, qui serait né le 18 mai 1048 à Nichapour en Perse (Iran) et mort le 04 décembre 1131.

Ce livre c’est l’histoire d’un philosophe, d’un politique et d’un fanatique qui veut tout tout de suite.

Omar Khayyam grand intellectuel, poète, libre penseur, médecin, philosophe, astrologue, génie de la Perse parcourt les routes et arrive à Samarcande. Il s’y fait rouer de coups puis il est accusé d’être un alchimiste par ses tortionnaires devant Abou-Taher le grand juge alors que cette spécialisation est condamnée par la loi. Mais il est libéré, reconnu innocent par ce dernier, et accueilli en tant que savant.

Abou Taher lui demande de l’accompagner devant le Nasr Khan, le souverain. Il y retrouve Djahane une poétesse qui suit la cour.  Elle devient sa maîtresse et s’offre à lui dans sa maison. Elle a la même sensibilité mais lui est diamétralement opposée.

Un jour il  rencontre sur sa route Hassan Sabbah qui deviendra plus tard le fondateur de l’ordre des assassins, la secte la plus redoutable de l’histoire.

Djahane est assassinée lors d’intrigues de la cour dont elle aimait contrairement à Omar participer. Omar la pleure mais doit fuir car accusé dans le complot. Il est condamné à mort. On doit venir l’emprisonner mais il est sauvé par Varta l’arménien et ancien garde du corps de Nizam-el-Molk, assassiné. Il quitte la maison qu’on lui avait donnée avec seulement son manuscrit, son écritoire, sa gourde et une bourse gonflée d’or (p136).

Il se met à errer sur les chemins. Varta devient son valet. Il est proche de lui et le suit (p135-136). Il lui avoue, un jour, qu’au départ, il a suivi Omar pour qu’il le conduise auprès d’Hassan, l’assassin de son Maître, qu’il voulait venger (p149) Mais il lui indique qu’il s’est attaché ensuite à lui sans avoir ensuite d’autre but.

Un soir, Omar voit que son manuscrit a été bougé dans sa cachette pendant son sommeil. Ce ne peut-être que les disciples d’Hassan. Une lettre d’Hassan Sabbah est glissée dans ce manuscrit où il lui demande de le rejoindre à Alamout. Omar s’y refuse. Il charge Varta de surveiller son manuscrit. Varta le lit.

Omar y a rédigé l’histoire de ce manuscrit, son enfance à Nichapour, sa jeunesse à Samarcande, sa renommée à Ispahan et ses rencontres (p151). Mais une nuit Varta est assassiné dans sa chambre et le manuscrit emporté (p151). Il est emporté sur le chemin d’Alamout, ce repère imprenable où se trouve Hassan et ses disciples.

Omar Kayyam est un adorateur de la vie. Il visite la Mecque s’y recueille et la décrit. En chemin des Lettrés l’interrogent sur l’astrologie, l’algèbre, la médecine, les questions religieuses. Puis il est traité de mécréant et d’hérétique où il se trouve et doit quitter précipitamment chaque ville. Il recherche alors de nouveaux mécènes.

Il continue son errance et écrit puis il décide de revenir à sa ville natale, Nichapour, pour y finir sa vie (p152). Il y meurt à l’âge de 84 ans.

Hassan mourut à l’âge de 80 ans. Les enfants de ses disciples devinrent réfractaires à ses directives. Le 4ème grand maître qui le remplaça fut appelé  » le Rédempteur « . Il redonna de la liberté à ses fidèles en leur disant qu’ils pouvaient profiter de tout (p156/157).

Les Mongols envahirent Alamout. Ils la détruisirent. Un homme était chargé de sauver les ouvrages les plus importants (p161).

CONCLUSION SUR DEUX DES PERSONNAGES PRINCIPAUX :

Hassan Sabba est le fondateur de l’ordre des assassins, la secte la plus redoutable de l’histoire. Il sème la subversion sur les terres de l’islam avec ses disciples. Il leur apprend à tuer. Il leur fait espérer l’atteinte du paradis. Il les entraîne en permanence à tuer. Ils sont redoutés. 

Il pratique des excès au nom de la loi Coranique. Il tue ses deux fils, qui auraient enfreint la loi, chasse sa femme.

Omar Khayyam est un grand intellectuel, l’un des plus grands écrivains et savants Persan . Il se met en recul par rapport à la vie ordinaire. Il n’est pas matérialiste. Il refuse les honneurs et les fastes de la Cour. Il y trouve de la fausseté et la pollution de l’esprit.

Il tombe amoureux de Djahane, poétesse, qui a la même sensibilité que lui mais qui est tout son contraire, aimant les fastes et les largesses.

Il s’enrichit au contact de la nature, des individus et de ses lectures.  Il a trouvé une vérité, l’absurdité de la vie, son caractère choquant et irrationnel. Il aime la liberté par dessus tout.

Il ne se laisse jamais corrompre par le mal. Même en difficulté il s’éloigne d’Hassan Sabbah qui veut l’accueillir et le protéger.

Il retourne dans son village natal pour y mourir après de nombreuses années d’exil : la nostalgie des jours de l’enfance et une sorte de renaissance.

Omar dit (p148)  » Qu’y a-t-il de commun entre cet homme et moi? Je suis un adorateur de la vie, et lui un idolâtre de la mort. Moi, j’écris :  » Si tu ne sais pas aimer, à quoi te sert-il que le soleil se lève ou se couche?  » Hassan exige de ses hommes qu’ils ignorent l’amour, la musique, la poésie, le vin, le soleil. Il méprise ce qu’il y a de plus beau dans la Création, et il ose prononcer le nom du Créateur. Et il ose promettre le paradis ! Crois-moi, si sa forteresse était la porte du paradis, je renoncerais au paradis ! Jamais je ne mettrai les pieds dans cette caverne de faux dévots ! « 

Ecrit et publié par Chantal Flury le 08 Octobre 2011.background-2008_039.jpg

 


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