LEON L’AFRICAIN D’AMIN MAALOUF.

LEON L'AFRICAIN D'AMIN MAALOUF. dans Littérature 220px-Leo_africanus

Sebastiano Del Combo, vers 1520.

Léon l’Africain est un diplomate et explorateur d’Afrique du XVème-XVI ème siècle.

LEON L’AFRICAIN D’AMIN MAALOUF, édition JC Lattès 1986.

Mohamed a épousé deux femmes Warda, une esclave de 16 ans qu’il a affranchie et sa cousine musulmane Salma de vingt et un an. Elles se retrouvent toutes les deux enceintes.

Salma devient la première épouse car elle lui donne un fils Hassan (Hassan Al-Wazzan). Warda accouche d’une fille Mariam.

Mohamed doit fuir avec sa famille de Grenade lors de l’arrivée de Ferdinand et d’Isabelle pour échapper à l’Inquisition. En effet, les musulmans d’Espagne doivent choisir entre la conversion ou l’exil. Il s’installe à Fès au Maroc, dans un hôtel d’abord, puis dans une Maison très modeste. 

Hassan et Mariam grandissent. Hassan suit des études de théologie dans plusieurs Madrasas de Fès et à Quaraouiyine. Son oncle maternel l’initie à la vie diplomatique en lui demandant de l’accompagner lors d’une mission auprès du souverain de l’empire de Songhai, l’Askia Mohammed Touré. Son oncle malade, il effectue la trasaction. Le souverain lui offre cinquante pièces d’or et une esclave de quatorze ans Hiba (p163). A Toubouctou elle devient sa maîtresse (p166-167). Elle lui demande de l’affranchir (p196).

Il ramène Hiba à son village qui l’aide en tant qu’ambassadeur (p212).

Hiba lui dit :  » Jusqu’ici tu m’as prise esclave. Aujourd’hui prends moi libre ! Une dernière fois !  » (p214). Et il doit la quitter.

Il épouse, en même temps, sa cousine Fatima, choisie par son oncle mourant et sa mère. Elle devint femme, inconsciente (p184-185).

Elle lui dit :  » Je t’ai déplu la nuit dernière. »

 » Ne veux tu pas visiter ma petite soeur. « 

Mariam, quant-à elle, doit épouser Zéraouali, un homme sans foi. Elle refuse. Ce dernier l’a fait enfermer dans un camp de lépreux alors qu’elle n’est atteinte d’aucun mal. L’ami très proche d’Hassan, Haroun le Portefaix, la sauve. Mais Haroun trouve Zéraouli sur sa route, le tue et l’enterre près de la maison où il habite avec la soeur d’Hassan. Il doit fuir avec elle.

Hassan est alors accusé de complicité par le Sultan. Il est condamné à l’exil pendant deux ans. C’est alors qu’il part vers le Caire où il vit ces deux années. Il y épouse la princesse Nour, Circassienne et Veuve de l’émir Aladin, prince et fils du Sultan d’Egypte (p254). Elle est mère déjà d’un fils Bayazid (p242) de ce dernier. Il est appelé un jour à régner (p243). En Egypte, Nour l’a caché chez sa nourrice car il est en danger. Une pension dérisoire lui est versée pour vivre (p234).

Hassan revient à Fès où il apprend la mort de Mohamed, son père et le départ de Warda. En effet cette dernière ne trouve plus sa place dans la famille. Elle préfère retourner auprès de sa famille d’origine.

Hassan repart à Constantine, puis en Egypte. Nour se retrouve enceinte et accouche d’une petite fille de Hassan.

Alger, ce n’était certes pas aussi grand qu’Oran ou Bougie, la cité n’aurait pas ouvertun seul quartier de Tlemcen, mais elle avait tout de même l’apparence d’une ville avec ses quatre mille feux, ses souks agencés, groupés par métiers, ses avenues bordées de belles maisons, ses étuves, ses hôtelleries et surtout ses splendides murailles, construites en grosses pierres, qui s’étendaient du côté de la plage en une vaste esplanade. (p252).

Hassan décide d’aller en pèlerinage à la Mecque. Nour et ses deux enfants de un an et quatre ans l’accompagnent. Il quitte la Mecque au bout d’un mois (p275) et arrive à Djerba. C’est alors qu’il se fait, en tant qu’érudit, enlever par des pirates Siciliens.

Hassan est donné en cadeau à Léon le dixième, souverain et pontife à Rome. Le souverain le traite comme son père (p282). Il le baptise. Hassan devient Jean-Léon de Médicis dit Léon l’Africain.

Pendant son séjour en Italie, il s’initie à l’Italien et au latin et enseigne l’arabe à Bologne. Il y rédige la célèbre « Description de l’Afrique ».

Léon l’Africain se marie avec Maddalena. Le pape s’enfuit précipitamment du palais du Vatican pour se réfugier au château Saint-Ange, que les troupes impériales assiègent. Dans la ville c’est le carnage. La renaissance romaine s’achève dans un bain de sang. Léon l’Africain veut rentrer auprès des siens. C’est là qu’il apprend la mort de sa mère (p320). Nour l’a aussi quitté pour faire valoir les droits de son fils, en lui laissant sa fille.

REPONSE DE LEON AU PAPE CLEMENT :

La religion n’aurait-elle pas été la meilleure des voies pour un homme de connaissance et d’érudition comme vous?(p318)

Parler de religion en présence de Sa Sainteté, c’est comme parler d’une fiancée en présence de son père(p318)

Si le chef de l’église ne m’écoutait pas, je dirais que la religion enseigne aux hommes l’humilité, mais qu’elle n’en a aucune elle-même. Je dirais que toutes les religions ont produit des saints et des assassins, avec une égale bonne conscience. Et que dans la vie de cette cité, il y a des années Clémentes et des années Adriennes, entre lesquelles la religion ne permet pas de choisir (p318).

Les musulmans apprennent que  » le meilleur des hommes est le plus utile des hommes « , mais, en dépit de telles paroles, il leur arrive d’honorer les faux dévots plus que les vrais bienfaiteurs (p318).

Une fois de plus, mon fils, je suis porté par cette mer, témoin de tous mes errements et qui à présent te convoie vers ton premier exil. A Rome tu étais  » le fils de l’Africain « , en Afrique, tu seras  » Le fils du Roumi « . Où que tu sois certains voudront fouiller ta peau et tes prières. Garde toi de flatter leurs instincts, mon fils, garde toi de ployer sous la multitude ! Musulman, juif ou chrétien, ils devront te prendre comme tu es, ou te perdre. Lorsque l’esprit des hommes te paraîtra étroit, dis-toi que la terre est vaste. N’hésite jamais à t’éloigner, au-delà de toutes les mers, au-delà de toutes les frontières, de toutes les patries, de toutes les croyances. (p349).

 

JE CONCLUS QUE :

Léon l’Africain est homme d’Orient et d’Occident, homme d’Afrique et d’Europe.

L’amour est dans le livre d’Amin Maalouf universel.  

Dans chaque religion il y a du bon et du mauvais c’est à l’homme de faire les bons choix pour tracer le chemin de sa vie. Et dans ces dernières, de faux dévots se cachent que les croyants prennent à tort pour des bienfaiteurs.

 

Ecrit et publié par Chantal Flury le 22 Octobre 2011.background-2008_039.jpg

 


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