LE PERIPLE DE BALDARASSE D’AMIN MAALOUF.

Amin Maalouf à la Comédie du livre de Montpellier, 23 mai 2009 

Edition Grasset et Faquelle 2000.

«  Il revient à l’homme d’habiller la femme qu’il déshabille et de parfumer celle qu’il enlace. Comme il lui revient de défendre au péril de sa vie le pas fragile qui s’est attaché au sien « 

Amin Maalouf.

Le Périple de Baldarasse.

LE PERIPLE DE BALDARASSE. 

Baldarasse Ambriaco génois d’Orient est Génois d’Orient et négociant en curiosités. Il vit dans la prospérité. Il apprend l’existence d’un livre, le centième nom, qui est censé apporter le salut au monde. Mais il ne croit pas vraiment à l’existence de ce livre.

Ce livre légendaire s’intitule, le dévoilement du nom caché mais on l’appelle plus communément Le Centième nom. L’auteur nous rappelle que dans le Coran sont indiqués les quatre-vingt-dix-neuf noms de dieu, certains préfèrent dire les épithètes. L’auteur du Le centième nom, serait  Abou-Maher al Mazandarani. (p26)

Un jour, Baldarasse avait reçu du vieil Idriss, un mendiant, en offrande pour sa gentillesse envers lui ce livre. Il lui avait payé hors de son prix, le voyant dans la difficulté, un livre de poésies arabes, assez médiocre. Ce livre prédisait que l’année 1666 qui arrive serait   » l’année de la bête », l’apocalypse. Mais Baldarasse, l’avait cédé à un chevalier émissaire de la cour de France, le chevalier Hugues de Marmontel, sur son insistance. Il lui paya 1500 maidins, un prix exorbitant. (p32)

Baldarasse le regrettait et se sentait obligé de partir à la recherche de ce livre. Il partit donc sur les routes le 24 Aout 1665, avec ses deux neveux  Habib, Jaber et son commis Hatem. Il décida d’aller à Tripoli avant que le chevalier de Marmontel appareille sur son vaisseau et lui demander de pouvoir le recopier.

Marta, une jeune femme du village, délaissée et ruinée par son jeune mari et qui depuis a disparu, les rejoint.

Le 05 Octobre, Baldarasse attrape lors de son voyage une grosse fièvre et manque de mourir. C’est la présence de Marta auprès de lui qui le rappelle à la vie. Elle devient sa maîtresse. En arrivant à Tripoli, il apprend la mort du chevalier de Marmontel dont le bateau a fait naufrage. Le livre est censé avoir disparu lors de ce naufrage. Mais déjà ce n’est plus le livre que le marchand cherche mais le nom caché de Allah, contraction de  » Al-ilah  » qui veut simplement dire,  le dieu. Il y a dans ce livre peut-être un autre nom, un nom intime qu’Alah a confié seulement à ceux qui méritent de le connaître et non au commun des mortels.

Baldarasse précise que c’est parce que ses aïeux ont toujours pris des femmes génoises qu’ils ont pu préserver leur langue, leurs coutumes et leur attachement à la terre première.

Il se rend au Palais du Sultan pour obtenir le papier qui rendrait Marta, femme libre, libérée de son époux parti et maintenant disparu. Certains le disent mort. Il ne peut que dans cette condition revenir au pays avec elle. (p133). Depuis l’âge de vingt ans, il est veuf d’une jeune femme, Elvira.

Mais il perd Marta et l’enfant qu’elle porte de lui. En effet son mari qui est en fait vivant la retrouve à Ghio. Il se fait emprisonner en voulant libérer Marta du joug de son mari et laisse ses deux neveux et son commis seul. Puis Baldarasse repart à Londres  pour la recherche du Centième nom.

Il apprend qu’il est possédé par Le Chapelain qui l’a acheté auprès de Weeler, un marchand comme lui. Ce dernier qu’il rencontre,  lui propose un marché, de traduire le livre de l’arabe en latin, lui lire et repartir avec le livre.

 » Vous voulez ce livre et moi je veux seulement comprendre ce qu’il contient  » (p395).

 » Ainsi il aura fallu que je suive ce livre de Gibelet jusqu’à Constantinople, puis de Gènes jusqu’à Londres, jusqu’à cette taverne, jusqu’à la tanière de ce curieux aumônier, pour m’atteler enfin à la tâche la plus nécessaire.  » (p396).

Tagnis et Calvin deux disciples de cet homme, ancien moine doivent prendre la traduction au fur et à mesure que Baldarasse la donnera.

Le titre intégral du livre est  « Dévoilement du nom caché du Maître des créatures.  » (p400).

Une étrange cécité du marchand retarde la progression de la lecture et de la traduction…

 » Seulement cette étrange cécité retarde sa progression, mais ce n’est peut-être qu’un obstacle comme les autres, une épreuve après d’autres que je finirai par franchir  » (p404.)

Le nom suprême peut-être prononcé…

 » Si la religion de Moïse sanctionne effectivement ceux qui prononcent le nom ineffable et s’ingénie à trouver les moyens d’éviter toute mention directe du créateur, la religion de Mohamed a pris résolument le contre-pied de cette attitude, exhortant les croyants à prononcer jour et nuit le nom de Dieu. « (p404/405.)

« (…) glorifie le nom de ton seigneur, le très grand.  » (p405.)

Mais le 11 Septembre 1666  » Au milieu de la nuit, Londres commence à flamber.  » (p425.)

 » Le soleil s’est couché et l’incendie fait toujours rage  » (p428.)

Il parait que la population fouille maintenant les maisons à la recherche des coupables. (Les étrangers.) (p431.)

Baldarasse arrive à partir de Londres, aidé de la patronne de l’hôtel où il loge. Par bateau de Londres, il regagne Gènes où il retrouve Grégorio et s’engage un jour d’enivrement à épouser sa fille de 14 ans. Il essaye néanmoins de revoir Marta à Ghio. Elle lui annonce alors qu’elle n’a jamais été enceinte et qu’elle veut rester avec son mari. Il rentre donc à Gènes et demande la main Giaconinetta, la fille de Grégorio, qui est ravie de l’épouser.

Baldarasse reçoit des nouvelles de sa soeur de Gibelet qui lui annonce que ses deux neveux sont arrivés mais pas son commis Hatem.

Il prend la décision de conserver le Centième nom mais de ne jamais le lire, car il plonge dans la nuit et les malheurs, à chaque fois qu’il essaye de le faire.

CONCLUSION :  

Baldarasse, au cours de son périple, en Méditerranée et au-delà, a traversé des pays en perdition, des villes en feu, des connotations de fin du monde. Il y a rencontré la peur, la tromperie mais aussi l’amour auquel il ne s’attendait plus. Il repart avec Le Centième nom en décidant de ne jamais le lire et en protégeant ainsi ce qui y est écrit.

Ecrit et publié par Chantal Flury le 27 Novembre 2011.background-2008_039.jpg

 


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