LA ROSE DE BLIDA de YASMINA KHADRA.

220px-Yasmina_Khadra_20100328_Salon_du_livre_de_Paris_2   LA ROSE DE BLIDA collection dirigée par Bertrand Louët ( Hatier).livre_0201 dove3Yasmina Khadra est le pseudonyme de l’écrivain algérien Mohammed Moulessehoul, né le 10 janvier 1955 à Kenadsa, dans le Sahara Algérien.

Il suit des études dans un lycée militaire. Il entre dans l’armée Algérienne, en tant qu’officier. Il est responsable de la lutte contre l’AIS puis le GIA.

Dans  » La rose de Blida » Mohammed Moulessehoul mis dans l’école militaire  » des cadets » en Algérie tombe platoniquement amoureux d’une jeune femme inconnue d’environ 30 ans. Il l’aperçoit à sa sortie de prison où il a été enfermé pour insubordination. Frêle, l’air juvénile, elle le séduit dès son premier regard sans qu’il comprenne ce qui se passe.

  Le fils de cette femme , Fouad, arrive dans son école et il va jusqu’à Blida pour lui apporter une lettre que ce dernier a écrite à sa mère. Hélas à son arrivée le capitaine de l’école est là et il doit rebrousser chemin. Son fils pense alors qu’il lui a menti et se met à l’ignorer.

Fouad  à la rentrée des classe n’est plus là et Mohammed décide donc de retourner à Blida en auto- stop pour revoir cette femme. Mais la maison est vide. La voisine lui apprend que le père est revenu chercher sa femme et son enfant et qu’ils sont partis pour la France.

Quarante ans après, étant en France, il est absolument certain qu’il la reconnaîtra tout de suite en la croisant dans la rue. Son coeur est toujours sensible à son image alors qu’il ignore tout d’elle.

Ce livre est une autobiographie de l’auteur.

Extraits dove3:livre_0201 La première fois que je l’ai vue je sortais de la prison de l’école, ma couverture enroulée sous l’aisselle et mon oreiller sous l’autre bras ( p 12).

Elle devait avoir dans la trentaine mais en paraissait beaucoup moins avec ses traits juvéniles et sa silhouette frêle, et ce regard lointain qui semblait puiser son éclat au fin fond de l’horizon ( p 12).

Pendant deux mois je ne savais plus quelle porte prendre pour aller à l’air libre( p 12) (…)

Bordel ! paniqua le caporal ! C’est le capitaine. Retourne dans ta cellule jusqu’à ce que je vienne te chercher ( p 15).

Lorsqu’il revint me chercher, la Peugeot 403 avait disparu emportant avec elle la féérie de tout à l’heure ( p 15).

En réalité je me sentais mal dans ma peau depuis que j’avais entrevu cette dame au sortir de la prison scolaire ( p 17).

Cela faisait maintenant cinq ans que j’étais enfermé dans cet internat particulier – L’école des Cadets;une école militaire conçue pour recueillir les orphelins de la guerre d’indépendance et à laquelle mon père, officier, m’avait confié pour que j’apprenne le métier des armes et embrasse une longue carrière de commandeur et de héros de la nation. ( p 18- p 19).

Le week-end, quand il m’arrivait, contre toute attente, de bénéficier d’une permission de trente six heures, je passais une éternité à m’astiquer devant un miroir (…) ( p 20).

T’es pas bien du tout, Mo. J’aime pas ton regard ( p 23).

Il faut te ressaisir Mo, me suppliait 53 ( p 24 ).

Je sais mais j’y peux rien. Je veux savoir qui elle est , où elle habite… Je veux la revoir. Peut-être qu’après tout rentrera dans l’ordre( p 24).

Tu disais qu’elle avait la trentaine ( p 24).

53 continuait de me raisonner; je l’écoutais ( p 25).

Le jour où tu l’as vue, elle venait de confier son rejeton à notre école ( p 28).

Il m’avait fallu des jours et des nuits pour familiariser Fouad Sid Tami avec ma silhouette, et des semaines pour pouvoir l’approcher ( p 31).

On dit que l’école des Cadets a été conçue pour recueillir les orphelins de la guerre ( p 33). J’ai pas de parents, trancha- t -il ( Fouad). Tu as une maman ( Mo) ( p 33).

En regagnant le dortoir, je vis de la lumière au fond du bloc scolaire ( p 36). Une lettre… Je suis en train d’écrire une lettre pour ma mère ( p 36).

Je ne tiendrai pas jusqu’aux vacances, gémit-il. Il faut que ma mère sache que je ne suis pas bien dans cette foutue caserne ( p 37 ) (…)

Si tu veux je peux l’apporter en mains propres à ta mère (…) ( p 58 ).

Un paysan accepta de me transporter sur son tracteur jusqu’à la route bitumée ( p 39 )

. J’arrivai au numéro 13… Quel ne fut mon choc quand je reconnus la 403 noire du capitaine garée devant l’entrée ( p 41 ).

A la fin de la semaine, malgré la sanction qui pesait encore sur moi, je fis le mur et me rendis à Blida en auto-stop ( p 46 ).

Pourquoi personne ne me répond pas ? lui demandai-je en me remettant à tripoter le carillon du numéro 13 ( p 45 ).

C’est que la maison est vide. Le papa est ,revenu. Il a pris sa femme est son gosse et tous les trois sont partis en France ( p 46).

Bien sûr entre deux évocations, il m’arrive d’en rire aux larmes et pourtant, lorsque le rire s’essouffle les larmes voilent longtemps après mon regard ( p 47 ).

Souvent lorsque je parcours la France à la rencontre de mon lectorat, alors je découvre de nouveaux visages dans les salles qui m’accueillent, je me surprends à chercher celui de Hawa ( p 47 ).

L’espace d’une fraction de seconde, aussi absurde que cela puisse paraître, mon coeur frémit plus fort que d’habitude, et je m’entends me demander… et si c’était elle ? ( p 47 ).

 

Analyse et extraits publiés par Chantal Flury le 13 Novembre 2015.background-2008_039_thumb

 


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