VOLTAIRE.

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VOLTAIRE.

La vie de Voltaire : 

 

  Voltaire est un personnage singulier qui a du talent, de la culture mais qui peut sembler aussi dans l’écriture superficiel. Il a de l’esprit assurément, de l’ironie et transpose les images de la société dans ses récits.

  Célèbre de son temps il provoque et sait faire mal. Il nargue le pouvoir mais lui fait aussi des sourires. Un embarras s’installe si l’on demande s’il est philosophe, pourtant toute son époque le nomme philosophe ainsi que l’histoire. Mais on ne lui doit aucune technique d’élaboration de la philosophie. Néanmoins c’est une figure centrale de son siècle nommé  » le siècle des philosophes. » Et il semble impossible d’écarter de la philosophie un homme qui soumet à examen toutes les formes d’autorité, de croyances, de savoir.

  Il est souvent considéré comme un des penseurs précurseurs de la Révolution Française. Néanmoins il fréquente les grands et cultive son dédain pour le peuple.

  François-Marie Arouet est né officiellement le 21 novembre 1694  à Paris dans une famille relativement modeste de la bourgeoisie parisienne. Son père François Arouet est notaire puis Receveur des épices de la Cour des Comptes. Sa mère est Marguerite D’Aumart, proche de la noblesse de robe. Sa mère meurt en 1701 à l’âge de 41 ans. Il a des relations difficiles avec son père. Il se fait remarquer dans la littérature très jeune, vers 10 ou 12 ans. Il multiplie les traductions rimées, les odes. Il veut avant tout briller pour réussir. Toute sa vie Voltaire travaille autant à sa réussite financière qu’à sa gloire littéraire.

  Il commence des études de rhétorique et de philosophie en 1704 au collège Louis Le Grand à Paris dirigé par des jésuites. Il quitte le collège en 1711 pour faire des études de droit à Paris. L’éducation reçue l’initie au plaisir de la conversation et du théâtre. Maladif et hypocondriaque, il brille pour son énergie et sa vivacité d’esprit.

  Il ne cesse de provoquer, de se mettre en péril. Il aime montrer ses talents littéraires et son esprit désinvolte. Quand il prend en 1718, à 24 ans son nom de plume Voltaire, il se moque des autorités, montre son ironie envers les puissants. Les résultats arrivent : Il se retrouve enfermé à la Bastille pendant près d’un an entre 1717 et 1718. Libéré en 1718, il est exilé à Chatenay Malabry. Les années 1719-1724 sont des années de mondanités. En 1726 après une altercation avec le Chevalier de Rohan, il est à nouveau emprisonné à la bastille. Puis il s’exile à Londres de 1726 à 1728. Il découvre alors John Locke et Isaac Newton.

 Voltaire et Les Lettres Philosophiques.    

Il montre le contraste entre Londres et Paris à travers l’oeuvre de Descartes. Dans » Les lettres plilosophiques  » écrites en 1734, il provoque un scandale et elles finissent par être interdites.

  (p32, les lettres philosophiques, collection Le Monde de la Philosophie, Flammarion 2008)  » S’il n’y avait en Angleterre qu’une religion, le despotisme serait à craindre; s’il y en avait deux, elles se couperaient la gorge; mais il y en a trente, et elles vivent en paix heureuses. « 

   (p 45, les lettres philosophiques, même collection),  » Par l’article 21 (de la Charte, en Angleterre) le roi ordonne que ses officiers ne pourront dorénavant prendre de force les chevaux et les charettes des hommes libres qu’en payant, et ce règlement parut au peuple une vraie liberté, parce qu’il ôtait une plus grande tyrannie. »

  (p 165, les lettres philosophiques, même collection),  » Les bourgeois de Paris, à la tête de la faction des Seize, mêlaient l’impertinence aux horreurs de la faction. « 

  (p 174, les lettres philosophiques, même collection),  » Ni en Angleterre ni en aucun pays du monde on ne trouve des établissements en faveur des beaux-arts comme en France. Il y a presque partout des universités; mais c’est en France seulement qu’on trouve ces utiles encouragements pour l’astronomie, pour toutes les parties des mathématiques, pour celle de la médecine, pour les recherches de l’Antiquité, pour la peinture, la sculpture et l’architecture. Louis XIV s’est immortalisé par toutes ces fonctions, et cette immortalité ne lui a pas coûté deux cent mille francs par an. « 

  (p 182, les lettres philosophiques, même collection), « La nécessité de parler, l’embarras de n’avoir rien à dire et l’envie d’avoir de l’esprit sont trois choses capables de rendre ridicule même le plus grand homme. »

  (p 184, les lettres philosophiques, même collection), « Pour l’Académie française, quel service ne rendrait-elle pas aux lettres, à la langue à la nation, si, au lieu de faire imprimer tous les ans des compliments, elle faisait imprimer les bons ouvrages du siècle de Louis XIV, épurés de toutes les fautes de langage qui s’y sont glissées ? Corneille et Molière en sont pleins, La Fontaine en fourmille; celles qu’on ne pourrait pas corriger seraient au moins marquées. L’Europe qui lit ces auteurs apprendrait notre langue avec sûreté. »

  (p186, les lettres philosophiques, même collection),  » Une chose assez singulière, c’est que Corneille, qui écrivit avec assez de pureté et beaucoup de noblesse les premières de ses bonnes tragédies, lorsque la langue commençait à se former, écrivit toutes les autres très incorrectement et d’un style très bas (…). »

  (p188, les lettres philosophiques, même collection, sur les Pensées de Pascal),  » Il me paraît qu’en général l’esprit dans lequel M Pascal écrivit ses pensées était de montrer l’homme dans un jour odieux. Il s’acharne à nous peindre tous méchants et malheureux? Il écrit contre la nature humaine à peu près comme il écrivait contre les jésuites (…). »

  (p 204, les lettres philosophiques, même collection, sur les Pensées de Pascal),  » C’est assez d’avoir cru apercevoir quelques erreurs d’inattention dans ce grand génie; c’est une consolation pour un esprit aussi borné que le mien d’être persuadé que les plus grands hommes se trompent comme le vulgaire. « 

  On connait les Quakers, le système de Locke, la science de Newton en France mais le ton de Voltaire et l’irrespect radical est inédit. Toutefois dans  » les lettres philosophiques « , il n’invente pas la clarté mais décrit en quelques phrases un débat qui pourrait être pesant. Il crée une sorte d’intervention publique qui n’existait pas jusqu’à lui.

  (p 5, les lettres philosophiques, même collection) Voltaire dit en parlant des Quakers  » J’ai cru que la doctrine et l’histoire d’un peuple si extraordinaire méritait la curiosité d’un homme raisonnable. »

 

Voltaire et les voyages : 

  En 1750, il se rend à la Cour de Frédérique II. Le roi et le philosophe se lient d’amitié. Mais une brouille arrive. En effet, en 1753 une querelle avec Maupertuis que soutient le roi, précipite la rupture et Voltaire quitte la Prusse.

  Après sa réussite Voltaire va s’intéresser à la justice les dernières années de sa vie. Il a obtenu tout ce qu’il voulait. Il est célèbre dans l’Europe entière, admiré pour son théâtre et ses oeuvres d’historien. Avec sa grande fortune, il acquiert un château à Ferney. Il correspond chaque jour avec l’Europe savante et avec plusieurs princes.

  Dans son château de Ferney, exilé, à plus de 70 ans, il se bat pour Jean Calas ( affaire Calas 1762), un protestant de Toulouse accusé tort d’avoir tué son fils. Exécuté Calas est une victime d’une justice emportée par les préjugés et aveuglées par les idées de la foule. Après Calas, il lutte pour Sirven ( affaire Sirven 1764),et pour le Chevalier de la Barre (Affaire de la Barre 1766)

  Intellectuel moderne, il intervient directement dans les débats publics comme Socrate. Le rire, la provocation, les sarcasmes sont ses armes.

 

Voltaire et le Traité sur la Tolérance : 

  Le « Traité sur la Tolérance » représente ses interventions dans les dernières années de sa vie.

  (p 330, Traité sur la Tolérance, même collection) en parlant de l’affaire Calas :  » Il paraissait impossible que Jean Calas, vieillard de soixante-huit ans qui avait depuis longtemps les jambes enflées et faibles, eût seul étranglé et pendu un fils âgé de vingt-huit ans, qui était d’une force au-dessus de l’ordinaire. » 

  (p 330, Traité sur la Tolérance, même collection.) » Il est évident que, si parricide avait pu être commis, tous les accusés étaient également coupables parce qu’ils ne s’étaient pas quittés d’un moment; (…) »

  (p 331, Traité sur la Tolérance, même collection.) «  Les juges qui étaient décidés pour le supplice de Jean Calas persuadèrent aux autres que ce vieillard faible ne pourrait résister aux tourments, et qu’il avouerait sous les coups des bourreaux son crime et celui de ses complices. Ils furent confondus, quand ce vieillard en mourant sur la roue, prit dieu à témoins de son innocence, et le conjura de pardonner à ses juges. »

( p 355, Traité sur la Tolérance, même collection.)  » Le droit naturel est celui que la nature indique à tous les hommes. Vous avez élevé votre enfant, il vous doit du respect comme à son père, de la reconnaissance comme à son bienfaiteur. Vous avez droit aux productions de la terre que vous avez cultivée par vos mains. Vous avez donné et reçu une promesse, elle doit être tenue.

Le droit humain ne peut être fondé en aucun cas que sur le droit de nature; (…). »

  ( p 358, Traité sur la Tolérance, même collection.)  » Socrate, qui approcha le plus près de la connaissance du Créateur, en porta dit-on, la peine, et mourrut martyr de la Divinité; (…) »

( p 372, Traité sur la Tolérance, même collection.)  » Tant de causes secrètes se mêlent souvent à la cause apparente, tant de ressorts inconnus servent à persécuter un homme, qu’il est impossible de démêler dans les siècles postérieurs la source cachée des malheurs des hommes les plus considérables, à plus forte raison celle du supplice d’un particulier qui ne pouvait être connu que de ceux de son parti. »

  ( p 380, Traité sur la Tolérance, même collection.)  » Je le dis avec horreur, mais avec vérité : c’est nous chrétiens, c’est nous qui avons été persécuteurs, bourreaux, assassins ! et de qui ? de nos frères. C’est nous  qui avons détruit cent villes, le crucifix ou la bible à la main, et qui n’avons cessé de répandre le sang et d’allumer des bûchers, depuis le règne de Constantin jusqu’aux fureurs des cannibales qui habitaient les Cévennes : fureurs qui grâce au ciel, ne subsistent plus aujourd’hui. « 

  (p 436, Traité sur la Tolérance, même collection.)  » Ce serait le comble de la folie de prétendre amener tous les hommes à penser d’une manière uniforme sur la métaphysique. On pourrait beaucoup plus aisèment subjuguer l’univers entier par les armes que subjuguer tous les esprits d’une seule ville. « 

 

Voltaire et son retour à Paris : 

Moins connus et plus étranges, sont les textes sur Dieu qu’il écrit les toutes dernières années . On y trouve une conception du « Dieu Horloger ». Voltaire demeure rétif au Christianisme. Il essaye d’écarter les erreurs religieuses pour mieux laisser place à ce qu’il considère être la vérité.

  Ses correspondances constituent une partie importante de son oeuvre.  Il correspond avec Madame du Deffand, Catherine de Russie etc…23000 lettres sont recensées.

  En 1778, il revient à Paris. Le peuple de la capitale l’accueille avec un grand enthousiasme.

  Il meurt à Paris le 30 mai 1778 à la tête d’une immense fortune venant de sa plume, de la poche des Princes, de placements, d’investissements  et prêts. Ses cendres sont transférées au Panthéon le 11 juillet 1791.

 

 

Texte écrit et publié par Chantal Flury le 26 Octobre 2008.background-2008_039.jpg 

Voltaire-Baquoy dans Littérature

Voltaire gravure de Baquoy.


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DANTE.

 

 

 

 

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DANTE ALIGHIERI.

 La vie de Dante : 

 

 

   Dante Alighieri (1262-1321) est un poète, homme politique et écrivain florentin. Son père est Alighiero di Bellincione et sa mère Bella degli Abati. Sa mère mourut alors que Dante n’avait que 13 ans et son père décèda 5 ans plus tard.

  Dante séjourne à Bologne puis à Florence où il suit des études. Il y rejoint le milieu des artistes dont les poètes.

  Dante dans sa vie est un Florentin engagé et il joue un rôle actif dans la politique de Florence. Cet engagement lui vaut d’être condamné, d’avoir ses biens confisqués et d’être exilé. A partir de ce moment, il ne reviendra , à son grand regret, plus à Florence.

  Dante Alighieri a 9 ans lorsqu’il rencontre Béatrice Portinari (1266-1290). Ensuite il la revoit 9 ans plus tard. Béatrice a épousé Simone de Bardi. Elle meurt très jeune à l’âge de 24 ans.

  Pour certains, Béatrice n’a jamais exité mais des témoignages contemporains sont formels sur son existence.

  Béatrice lors de ses rencontres avec Dante ne semble pas lui accorder une attention particulière. Mais Dante à sa vue est touché par sa beauté et en fait une incarnation divine qui inspirera toute son oeuvre.

   A 12 ans Dante eut son mariage négocié par sa famille avec Gemma, fille de Messer Maneto Donati, qui devient son épouse. Ils eurent plusieurs enfants. Mais Dante ne cessa de penser et d’aimer Béatrice.

 

L’oeuvre de Dante : 

  Dans  » Vita Nova « , (Vie Nouvelle), composée entre 1292-1294, Dante montre sa passion et son désespoir à la mort de Béatrice. Il y chante la gloire de sa bien aimée.

 ( p 28 Vie Nouvelle, librairie générale française 1996), Dante écrit :  » Dès lors je dis qu’Amour s’empara de mon âme, qui lui fut si tôt soumise et commença à prendre sur moi telle assurance et tel pouvoir, par la force que lui connaît mon imagination, qu’il fallait exécuter complètement tous ses désirs. Il me recommandait maintes fois de chercher à voir ce jeune ange. « 

  (p 30, Vie Nouvelle, même collection) :  » Depuis cette vision mon esprit naturel commença à être empêché dans ses fonctions, parce que l’âme était toute occupée à penser à cette très noble dame. « 

  Dans un rêve, Dante voit apparaître le dieu Amour qui porte Béatrice dans un drap couleur sang et qui tient dans sa main le coeur enflammé de Dante, le donne à manger à Béatrice puis s’élève au ciel.

  (p 29,Vie Nouvelle,  même collection):  » Il s’efforçait tant et de toutes ses forces qu’il lui faisait manger la chose brûlant entre ses mains, que craintivement elle mangeait. Peu après sa joie se changeait en des pleurs amers. Ainsi pleurant, il reprenait cette dame dans ses bras et il semblait qu’avec elle, il s’en allait au ciel.

  Lorsque Dante apprend la mort de Béatrice, il est plongé dans une grande tristesse. Cette douleur le mène vers la théologie et la philosophie.

  En exil Dante se consacre à l’écriture. Il écrit de nombreux ouvrages. En 1303  » de Vulgari Eloquentia » (de l’Eloquence en langue vulgaire)  où il affirme que la langue vulgaire (langue italienne) doit s’imposer dans l’écriture à la place du latin.

 (p387, De l’Eloquence en langue vulgaire)  » La langue vulgaire est la plus noble de ces deux langues, parce que c’est la première langue parlée par le genre humain, parce que le monde entier s’en sert ( avec des prononciations et des mots différents, il est vrai) et parce que c’est la façon naturelle de s’exprimer, tandis que l’autre langue est artificielle. « 

  (p 424, De l’Eloquence en langue vulgaire, même collection) :  » La suite de notre démarche exige que nous abordions l’analyse des vocables magnifiques, dignes d’appartenir au style le plus élevé. « 

  Dante continue a faire l’éloge de la langue vulgaire dans  » Il convivio », le Banquet, écrit en 1305 .

  (p 200, Le Banquet, même collection) :  » Revenant donc à mon propos principal, je dis que l’on peut clairement voir que le latin n’aurait apporté de bienfait qu’à un petit nombre, mais que la langue vulgaire ( l’italien) servira vraiment à un grand nombre. « 

  (p 207, Le Banquet, même collection) :  » Aussi la langue vulgaire est-elle d’autant plus proche qu’elle vous est plus unie, car elle est seule et unique d’abord dans votre esprit avant toute autre; et non seulement elle est unie de par soi-même, mais aussi par accident, en ce qu’elle est liée aux personnes les plus proches, comme les parents, les concitoyens et les compatriotes « .

  (p 207, Le Banquet, même collection)  » La bonté de la langue vulgaire me fit aussi l’aimer. « 

  Il parle aussi dans «  le Banquet  » de la philosophie et de la science qui épanouit l’homme.

  (p 249, Le Banquet, même collection, chapitre XV) :  » Ainsi, à la fin de ce livre, je dis et affirme que la dame dont je m’épris après mon premier amour, fut la très belle et honnête fille de l’empereur de l’univers, que Pythagore nomma philosophie. « 

  Il rédige  » De Monarchia  » (la Monarchie) entre 1313 et 1318 où il mentionne dans un premier livre la monarchie universelle comme système politique idéal et dans un deuxième livre, il démontre que le peuple italien doit détenir l’autorité suprême.

  (p 445, De Monarchia, même collection) » Or il est établi que l’ensemble du genre humain est ordonné en vue d’une seule et même fin, comme celà a déjà été démontré : il faut donc qu’une seule autorité règle ou gouverne et cette autorité doit être appelée « Monarque » ou « Empereur ».  Ainsi apparaît-il clairement que la Monarchie ou l’Empire est nécessaire au bien être du monde. « 

  (p 456, De Monarchia, même collection)   » (…) selon ses aspects communs, qui appartiennent à tous, le genre humain doit-être gouverné par le Monarque, lequel doit le conduire à la paix par une règle commune. « 

 

Dante et la Divine Comédie : 

  Dante lors de la rédaction de la Divine Comédie en 1306, se consacre au chef d’oeuvre de sa vie.

  Dans cette oeuvre, il recherche la vision de Béatrice. Il écrit à la première personne le  » je » fait nouveau dans la littérature romane.

  Certains disent que Dante se serait inspiré de Risalat Al-Ghufran d’Abul Alaa Al Maari (973-1057), poète et Philosophe arabe,  en écrivant la Divine Comédie.

  La Divine Comédie montre le voyage imaginaire de Dante qui se trouve dans une forêt sombre. Béatrice lui envoie Virgile pour guider ses pas. Dante pénètre dans le monde de l’au-delà. Il visite l’Enfer, le Purgatoire et enfin le Paradis. Il y rencontre entre autres de grands philosophes ainsi que des personnalités qui lui sont proches. Béatrice l’attend au porte du paradis et l’accompagne. Saint Bernard de Clairvaux est à ses côtés lors de sa rencontre avec l’Etre Divin.

  Dans l’atmosphère du paradis, Dante retrouve en Béatrice béatifiée, un guide sévère et compatissant pour ses fautes, prompte à l’instruire, avec l’aide de Saints (Pierre, Jacques, Jean et d’autres) dans la compréhension des mystères divins.

  Béatrice dit à Dante que bien qu’il l’ait quelquefois oubliée, jamais nature ou l’art n’avait pu lui offrir un plaisir pareil à celui qu’il avait ressenti en admirant sa Beauté.

  L’architecture complexe décrite fournit à Dante l’occasion d’un cheminement initiatique, didactique, purificateur et mystique à travers les trois royaumes du pêché, du repentir et de la contemplation des éternelles vérités. La Divine Comédie est aussi une oeuvre littéraire.

 

   Béatrice dans l’oeuvre de Dante est  la femme la plus idéalisée par le plus pur et le plus désinteressé des amours.

 dans Littérature            

Béatrice.

Ecrit et publié le 06 Octobre 2008 par Chantal Flury. background-2008_039.jpg

 

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